Où en est la prévention du VIH chez les gays? Et même: Que veulent les gays? Le titre du nouveau livre du chercheur David Halperin fait un clin d'œil à Freud, mais c'est justement pour sortir du discours psychologisant et psychiatrisant sur les gays et le sida. L'enjeu de son livre est de penser autrement la prévention et d'avoir une approche nouvelle de la subjectivité gaie, sur "ce que veulent les gays". Au bout de son analyse des discours sur la prévention, on ne ressort pas véritablement plus éclairé. Mais il a le mérite de poser le débat d'un point de vue gay.
En juin dernier, Sidaction avait invité quatre chercheurs dont David Halperin, à Paris, pour faire le point sur les nouvelles pistes en matière de prévention du VIH chez les gays. Nous en avons profité pour leur poser à tous les mêmes questions, en forme de mots-clef: bareback, Hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH), Que veulent les gays?
Kane Race, d'Australie, Barry Adam, du Canada, David Halperin, des États-Unis, et Jean-Yves Le Talec, de France, répondent à nos questions dans un échange où il n'est pas question de donner des "recettes" de prévention, mais plutôt de s'interroger sur les pratiques sexuelles des gays et sur les actuelles pistes de recherche, pays par pays.
Que veulent les gays? Essai sur le sexe, le risque et la subjectivité, de David Halperin, Amsterdam Éditions, 185 pages, 19€.
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@tazman
Pb réglé. Merci.
La question est de savoir pourquoi ces différents chercheurs n’évoquent à aucun moment que les chiffres de nouvelles contaminations stagnent.
Que leurs questionnements, pour prétendument valides qu’ils soient, ne peuvent omettre de les mettre en pendant avec les contaminations qui ont lieu chaque année.
Voilà plusieurs années que la réduction des risques est mise en place dans les différents pays d’où ils sont originaires et qu’ils étudient mais que les chiffres eux ne baissent pas. Il est plus que temps de poser la question de l’efficacité de la RDR.
Arlindo Constantino
WOooW !!! le message de Barry Adam à la fin est très riche, et plein de chose à réfléchir .
Barry Adam explique bien (à5’45″) que le vrai problème est le niveau élevé de séroprévalence et de nouvelles contaminations dans tous les pays occidentaux.